John Galliano
Au premier jour des défilés parisiens, John Galliano chez Dior se pose en pourfendeur d'une mode bien pensante et tranche dans le vif d'un vestiaire classique.
Le premier jour des défilés était révélateur de la diversité de la haute couture: du vestiaire policé Armani Privé à l'exercice de style débridé de John Galliano chez Dior, il y avait même de la place pour ceux qui jettent les fondements d'une nouvelle couture, entre prêt-à-porter et pièces uniques.
Il apparaît en spadassin noir, l'œil charbonneux, le fleuret pointé vers le ciel alors que son défilé Dior vient de s'achever. Dans la lumière rouge, John Galliano se pose en pourfendeur d'une haute couture bien-pensante et tranche dans le vif d'un vestiaire classique. Il invoque Marie-Antoinette et le marquis de Sade. On s'attend à de gourmandes liaisons dangereuses avec supplément de chantilly. Que nenni. En pourpoint de cuir lacéré et pantalon capitonné, l'écuyère Dior tient davantage du chevalier d'Eon que de la marquise des Anges, les pieds et la traîne de son domino de gazar laqués de sang frais.

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